Le regard ne s'empare pas des images, ce sont elles qui s'emparent du regard. Elles inondent la conscience.
On ne devrait lire que les livres qui nous piquent et nous mordent. Si le livre que nous lisons ne nous réveille pas d'un coup de poing sur le crâne, à quoi bon le lire ?
Les poètes tentent de greffer aux hommes d'autres yeux et de transformer ainsi le réel. Aussi sont-ils des éléments dangereux pour l'Etat, puisqu'ils veulent transformer. Or l'Etat et ses dévoués serviteurs n'aspirent, eux, qu'à durer
«Homme, n'as-tu jamais goûté deton sang, quandpar hasard tu t'es coupé le doigt ? Comme il est bon, n'est-cepas.» «Oui, quel est le plus profond, le plusimpénétrable des deux : l'océanou le cœur humain.» «Le douteest un hommagerenduà l'espoir.» Exprimons le désespoir de l'homme devant l'absurdité de l'existence.
La littérature : uncoup de hache dans la mer gelée qui est en nous.
« Moi, je fais servirmon génie à peindre les délicesde la cruauté »
«J'ai reçu lavie comme une blessure et j'ai défendu ausuicide deguérir lacicatrice.» «Souffrir est une faiblesse, lorsqu'on peut s'en empêcher et faire quelque chose de mieux.»
«Lemeilleur moyen depersuader consiste ànepaspersuader.» «On nepeutjugerdela beauté dela viequepar celle delamort.»